Le principe de Droopac est d'intégrer l'information bibliographique dans le CMS Drupal pour lui faire bénéficier des mêmes fonctionnalités que les autres types de contenus publiés sur le portail. Droopempr reprend ce modèle pour les personnes : qu’ils aient ou non un abonnement à une médiathèque, les internautes sont intégralement gérés par Drupal et le webmestre dispose ainsi de tout le savoir faire du CMS en termes de gestion des utilisateurs. Une personne identifiée sur le portail peut associer une ou plusieurs cartes lecteurs à son compte pour consulter en temps réel ses prêts, les prolonger, suivre l’état de ses réservations ou réserver des documents. Droopempr permet également d’obtenir en temps réel la disponiblité d’un document suite à une recherche. Pour mettre en œuvre l’ensemble de ces services, il suffit d’associer aux bibliothèques définies sur le site un protocole de communication pour l’interface avec le système de gestion.
L'offre en matière de cartes réseau ou cartes uniques s'est généralisée dans les communautés de communes ou d'agglomération : un seul abonnement permet de bénéficier des services de toutes les bibliothèques d'un réseau, quelles que soient leurs tutelles administratives. Quand tous les établissements ne travaillent pas sur un même logiciel de gestion, l'usager doit se réinscrire dans chacune des bases emprunteurs des SIGB utilisés dans le réseau. Pour les médiathèques du réseau du Pays de Romans, j'ai réalisé cet été une étude de faisabilité d'une application permettant de répercuter une inscription unique dans tous les logiciels existants sur le réseau.
C'est le titre de mon intervention à la journée d’étude de la FULBI « Faut-il les désintégrer » que vous pouvez trouver ici.
Mon propos était de montrer que la désintégration des SIGB était
largement entamée et qu’elle correspondait à celle du métier de
bibliothécaire et des technologies informatiques.
La pousser plus loin permettra probablement de trouver des solutions
pour des fonctionnalités et services mal ou pas gérés par les SIGB.
Les supports des autres intervenants seront publiés sur le site de la FULBI.
J’avais déjà abordé certains aspects de mon intervention dans les billets « Les SIGB sont-ils ringards ? », «Après le catalogage, faut-il aussi supprimer le catalogue », «Faut-il aussi supprimer le portail » ou encore « laissez-venir à moi les petits documents ».

Jacques Kergomard (Bibliotic.fr)
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| La présence d’une médiathèque sur Internet passe le plus souvent par un portail, « porte d'entrée unique sur un large éventail de ressources et de services » selon la définition de Wikipedia. Mais n’est-il pas illusoire de vouloir imposer un seul moyen d’accès à des publics différents, qui n’ont naturellement pas tous les mêmes besoins ou pratiques ? Pour bien construire un site web, il faut d’abord savoir à qui l’on s’adresse et quels services on veut rendre. |